23/06/2014

Omar El Zohairy, réalisateur égyptien

« Je voulais faire un film sur la peur »

Evènements et festivals, Égypte

The Aftermath of the Inauguration of the Public Toilet at Kilometre 375 d’Omar el Zohairy est le premier film égyptien à avoir été sélectionné dans la catégorie des films d’école de la Cinéfondation au Festival de Cannes. Le mois dernier, le festival a accueilli la projection de ce film aux côtés des 16 films d’école choisis parmi les 1.631 candidatures.

The Aftermath est une adaptation brutale de La Mort d’un Fonctionnaire (1883) qui traite de la peur. D’après le jeune réalisateur, c’est une comédie noire sur l’absurdité de la vie moderne. Au mois de juin, le film a reçu le Prix du meilleur film d’école à Palm Springs.

Euromed Audiovisuel a rencontré Omar el Zohairy à Cannes.

« Ce que j’aime dans cette histoire [La Mort d’un Fonctionnaire d’Anton Tchekhov], c’est qu’elle est très absurde [et s’applique] à notre vie moderne, bien que ce soit une très vieille nouvelle. L’intrigue est très bien faite, car elle est très simple et directe. J’ai apprécié que cela parle de la peur. »

Le film a été tourné dans une vieille usine au Caire, construite dans les années 60. « Les lieux de tournage font partie de l’histoire. Ils représentent l’idée de modernisme et de vie moderne. Ces endroits sont bien plus imposants que le personnage. Il n’est qu’une petite chose face à tous ces bâtiments. C’était l’idée : filmer les endroits emblématiques de la vie moderne. »

El Zohairy nous confie qu’il n’était pas un très bon élément à l’école de cinéma. Il était souvent absent puisqu’il travaillait déjà en tant qu’assistant réalisateur ou producteur au lieu d’aller en cours, et il a présenté ce film comme projet de fin d’études à la dernière minute.

« Je me suis rendu compte que j’avais une date limite et que je devais envoyer un film à mon école de cinéma. Donc j’ai choisi l’histoire juste en la lisant et j’ai appelé un de mes amis pour écrire le scénario avec moi. 28 jours plus tard, nous avions réalisé un film. »

Interview en anglais.

 

Traduction : Anaïs Bouchon

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