06/03/2013

Des professionnels égyptiens du cinéma débattent avec Euromed Audiovisuel

Parmi leurs idées, un atelier sur les contrats, une base de données égyptienne, et une étude sur les méthodes de production alternatives

Activités du programme, Égypte

La table ronde égyptienne du programme Euromed Audiovisuel III s'est conclue dimanche 3 mars au Caire, avec de nombreuses suggestions de la part des professionnels du cinéma présents sur ce qu'il faudrait inclure dans les activités interrégionales en cours et futures du programme.

Etaient notamment présents la cinéaste et commissaire de films Viola Shafik, les productrices Hala Gala (Semat), Mona Assaad (Studio Misr), et Marianne Khoury (Misr International), le producteur Mohamed Samir (Day Dream), la cinéaste et productrice Hala Lotfy (Hassala, Coming Forth By Day), le réalisateur et fondateur de la Cimatheque Tamer El Said, ainsi que les réalisateurs Paul Geday, Fawzi Saleh (Living Skin), et Ahmed Rashwan (Basra). Le directeur du Centre National du Cinéma Kamal Abdelaziz, la représentante du ministère de la culture Camelia Sobhy, et l'expert sur le droit d'auteur Mohamed Nour Farahat ont aussi participé, aux côtés de représentants des centres culturels et des donateurs internationaux concernés par la culture.

Possiblement inspirés par le projet de collecte de données du programme sur le secteur cinématographique et audiovisuel en Egypte, dont les résultats ont été distribués pendant la réunion, les participants ont souligné le besoin d'une base de données sur l'industrie cinématographique égyptienne.

Ils ont aussi abordé la question de la distribution des films indépendants. Le réalisateur Ahmed Rashwan a souligné le besoin de petites salles de cinéma indépendantes avec des tickets à bas prix, alors que le cinéaste Paul Geday a suggéré une plateforme de vidéo à la demande pour leur distribution. Le fondateur de la Cimathèque Tamer El Said a proposé que certaines des nombreuses salles de cinéma égyptiennes aujourd'hui fermées soient ressuscitées et numérisées dans ce but.

L'éducation à l'image est également essentielle, a déclaré la productrice Marianne Khoury, surtout puisque jusqu' à 60% de la population égyptienne a moins de 30 ans. Le public doit comprendre que les documentaires ne traitent pas seulement des vieux monuments, mais peuvent aussi s'intéresser aux problèmes sociaux, a ajouté Rashwan. Pourquoi ne pas impliquer les écoles ? a proposé Geday.

La productrice Mona Assaad a souligné qu'il était indispensable de trouver des manières alternatives de promouvoir la production des films, puisque les recettes des salles de cinéma et la télévision ne couvraient plus les frais de production des films. Viola Shafik a suggéré de procéder à une évaluation des méthodes de production alternatives existantes pour que les producteurs puissent en bénéficier en Egypte et à l'étranger.

Finalement, parmi de nombreuses suggestions, la réalisatrice primée Hala Lotfy a souligné le besoin de conseils sur les aspects légaux des contrats pour la distribution et les ventes internationales des films.

Berthold Wohlleber, directeur de l'Unité d'Appui au Renforcement des Capacités (CDSU) du programme Euromed Audiovisuel III, a dit aux participants que son équipe tenterait d'inclure leurs besoins et leurs suggestions dans ses activités en cours et futures de renforcement des capacités dans la région.

Durant la réunion, plusieurs participants ont aussi exprimé leur intérêt à rejoindre le Groupe de travail sur le financement du CDSU afin de participer à ses recommandations pour un nouveau mécanisme financier régional pour améliorer la production et la coproduction dans la région.

Le communiqué de presse annonçant la table ronde nationale en Egypte

Plus d'informations sur les tables rondes nationales dans d'autres pays sud Méditerranéens

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