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20/02/2013

Le Cabriolet Film Festival lance un appel à court-métrages sur le thème du changement

Rencontre avec son fondateur, Brahim Samaha - date limite : 7 avril

Opportunités, Liban

Le Cabriolet Film Festival lance un appel à court-métrages sur le thème du changement

A l'occasion du lancement de l'appel à candidatures du prochain Cabriolet Film Festival de Beyrouth qui aura lieu en mai sur le thème du changement, Euromed Audiovisuel a rencontré son fondateur, Brahim Samaha, sur les marches de l'escalier Saint-Nicolas où a lieu le festival tous les ans.

 

Parlez-nous du concept du Cabriolet Film Festival.

A la base nous organisons des ateliers pour les peintres, les photographes, les graveurs dans notre galerie Laboratoire d'Art. Nous avons décidé un jour d'organiser des projections de court-métrages toutes les deux semaines, parallèlement à une exposition de peinture ou de mode. Mais c'était trop compliqué à organiser à ce rythme-là, et nous ne voulions pas de routine, ni quelque chose de trop banal avec le même public qui revenait à chaque fois.

Puis finalement on a pensé à l'idée du festival. On l'a appelé « Cabriolet » parce que c'est en plein air.

C'est la cinquième édition du festival cette année, comment le festival a-t-il évolué au cours des années ?

La première année a été un test. Nous avons contacté toutes les universités de Beyrouth, elles ont accepté de nous fournir des court-métrages. La seconde année, nous avons étendu nos appels à candidatures sur plusieurs sites web, le festival est alors devenu plus international, avec 8 pays représentés. La troisième année, avec une nouvelle équipe nous avons créé un noyau de passionnés. Je préférais travailler avec des passionnés plutôt que des professionnels. Parmi eux, il y a 7 directeurs artistiques, des graphistes, beaucoup de gens du cinéma... Le comité de sélection change chaque année pour innover dans les idées. Après cette troisième année, nous avons décidé de choisir un thème par année. Nous souhaitons faire découvrir le thème aux spécialistes -par exemple pour le thème « public space » il y avait beaucoup d'architectes et des travailleurs d'espace public - mais aussi au grand public. Les projections sont gratuites.

Quel genre de films proposez-vous au public ?

Beaucoup de court-métrages bien sûr, selon le thème, mais aussi des grands classiques qui ont un lien avec le sujet. Il n'y a pas que des nouveaux réalisateurs.

Y a-t-il une compétition dans le festival ?

Non, la compétition se fait au moment de la sélection. Nous recevons entre 400 et 600 films chaque année et nous en choisissons jusqu'à 32.

Comment établissez-vous les critères de sélection ?

Nous avons 7 ou 8 professionnels de l'audiovisuel qui sélectionnent les films. Ils regardent d'abord s'ils correspondent au thème, ensuite chaque spécialiste juge son propre domaine : l'écriture, l'idée, la caméra, le son, la lumière... Il faut que le film soit validé sur tous les plans techniques.

Pourquoi avoir choisi le thème du changement pour cette édition ?

On veut lier le festival à tout ce qui arrive maintenant avec les révolutions, mais on ne veut pas le limiter à cela. La révolution est un fait, nous voulons comprendre les problèmes et processus qui en sont issus, mais sans nous y limiter. Le changement peut être général, sexuel, environnemental, etc. il peut prendre beaucoup de formes.

Ne craignez-vous pas que les films se limitent aux révolutions arabes ?

Non, bien sûr que non. Par exemple nous avons reçu deux films sur la Révolution française. C'était un changement aussi, une époque. On nous a aussi envoyé un film sur le changement qu'expérimente un couple de Jordanie après le mariage. Nous avons également un documentaire sur un homme qui se rend compte qu'il est gay à 60 ans, c'est très personnel. C'est bien de mettre en relation tous ces changements. C'est bien qu'un Libanais voit les changements qui ont eu lieu en Allemagne par exemple.

Pour les candidatures, acceptez-vous uniquement les court-métrages ou bien pouvez-vous aussi sélectionner des formats plus longs ?

C'est impossible pour nous de sélectionner des longs métrages. L'année dernière, nous avions 32 films et autant de pays. Certains films durent 1 minute. Le format le plus long que nous ayons accepté était de 20 minutes, mais c'est le maximum. Il n'y a pas de restrictions techniques : noir et blanc, couleur, animation, fiction, documentaire...

Pourquoi organiser le festival sur des escaliers publics ?

Chaque année lorsque je vais à des festivals de cinéma à Beyrouth je vois les mêmes gens, le même public. Je voulais amener le cinéma dans la rue. L'escalier Saint-Nicolas est idéal, il est historique.

Quels conseils donneriez-vous aux potentiels candidats ?

Je veux juste ajouter que tous les films envoyés, même s'ils ne sont pas sélectionnés pour le festival, seront archivés. Nous avons un projet d'archive du court-métrage, nous travaillons avec 5 festivals sur une collaboration future, nous leur enverrons les court-métrages libanais et nous partagerons notre base de donnée avec eux. Nous proposerons aussi à certains réalisateurs dont nous avons les archives d'envoyer pour eux leurs films à des festivals, même s'ils n'ont pas été sélectionnés pour Cabriolet.

 

Anaïs Renevier

Photo : Brahim Samaha, fondateur du Cabriolet Film Festival, par Anaïs Renevier

 

L'édition 2013 de Cabriolet Film Festival aura lieu à Beyrouth du 24 au 26 mai. Les courts-métrages peuvent être envoyés jusqu'au 7 avril.

Plus d'informations, veuillez consulter le site internet du Festival.

 

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