08/03/2013

Elia Suleiman, réalisateur palestinien

« Le cinéma ne peut être confiné aux frontières d’un pays, refuse de s’arrêter au poste de contrôle »

Evènements et festivals, Palestine

Euromed Audiovisuel a rencontré le réalisateur palestinien Elia Suleiman, qui sera à Bruxelles le 12 mars pour présenter son œuvre à Bozar à l'occasion de l'événement : « Une soirée avec Elia Suleiman, le cinéaste », une coproduction du Cinéma Bozar avec la Cinematek et l’École de Recherche Graphique (ERG).

En trois films - Chronique d’une disparition (1996), Divine Intervention (2002), Le Temps qu'il reste (2009) - et des prix reçus à Cannes et Venise, Elia Suleiman s'est imposé comme un des grands cinéastes contemporains. Défendant la cause palestinienne, il voit le cinéma comme un outil de résistance politique.

« Je ne fais pas de film pour un public particulier. En fait, le cinéma lui-même ne peut être confiné aux frontières d’un pays, le cinéma ne peut pas s’arrêter, ne s’arrête pas, refuse de s’arrêter au poste de contrôle. »

« C’est réconfortant de se dire qu’il y a toujours des personnes qui conservent une relation sensible avec l’idée que le cinéma est beau, qu’il procure du plaisir, qu’il est fragile et qu’il cherche à créer une relation amicale. »

« Je crois que l’on devrait concentrer nos efforts sur l’idée que nous devons nous occuper de notre existence spirituelle, être honnête envers soi-même et faire de meilleurs films. C’est tout ce dont il s’agit. »

Interview en anglais.

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